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7 min de lecture

Presser son vinyle : prix, quantité et simulateur

Simulateur de pressage

Vinyle 12" 33 tours noir 140 g, macarons couleur, discobag DJ

Prix d'usine en direct, à titre indicatif : Vinylbleu ne presse pas de disques.

300

Total TTC, port compris

1 620 à 1 770 €

soit 5,40 à 5,90 € par disque

Options

tracks

Hors rémunération des artistes : prix fixe, pourcentage des ventes ou disques offerts.

Pour rentrer dans tes frais

vendre environ 225 disques sur 300

Gain si tout est vendu : environ +580 €

Le détail

  • Pressage gravure sur laque, matrices, 5 test pressings, macarons couleur, vinyle 140 g, discobag DJ 2 trous 1 500 à 1 650 €
  • Pochette imprimée 0 €
  • Transport en France 120 €
  • Mastering (4 tracks) 0 €
  • Graphiste (macaron) 0 €
  • Droits Sacem (SDRM) 0 €
Total TTC, port compris 1 620 à 1 770 €

42 kg de vinyle à stocker

Délai

6 à 8 semaines

Durée par face

12 à 13 min, 15 au maximum

Fourchette : du tarif d'une usine parmi les moins chères du marché à +10 %, l'écart courant entre usines. Tarifs relevés en octobre 2026.

En bref : en dessous de 100 disques, presser plutôt à l'unité : il existe des solutions en ligne. 300 est le bon choix prudent pour un premier disque, 500 l'idéal niveau tarif, car les frais fixes y sont bien amortis, mais c'est plus d'argent à immobiliser et ça peut prendre beaucoup de temps à vendre avant de rentabiliser.

Sortir ses tracks en disque, c'est le rêve de beaucoup de producteurs techno. Son macaron, son son, et la première fois qu'on le pose sur la platine : inoubliable.

Chez Vinylbleu, on sort des disques depuis 2019. Le simulateur ci-dessus reprend les tarifs d'une usine, test pressings et port compris : le prix final, sans mauvaise surprise. Il vous dit aussi combien de disques vendre pour rentrer dans vos frais.

Ce que comprend le prix d'un pressage

Un devis de pressage peut être complexe : voici chaque ligne, avec ce qu'elle coûte. Comparez toujours deux devis à prestations égales (poids du vinyle, galvano et laque). Pour les étapes du pressage, lisez notre article.

  1. 1. Gravure : frais fixe

    Première ligne du devis : la gravure des faces A et B sur une laque (acétate). Elle coûte le même prix pour 100 ou 1000 disques. Certaines usines proposent des tarifs plus bas en DMM (Direct Metal Mastering, gravure directe sur cuivre) : comparez toujours à technique égale.

  2. 2. Matrices : un autre frais fixe

    La laque sert à fabriquer les matrices qui pressent les disques. Selon les usines, la ligne du devis s'appelle galvanoplastie, matrices ou stampers (en anglais). Comme la gravure, elle ne dépend pas de la quantité.

  3. 3. Test pressings : compris ou pas ?

    Les 5 premiers disques de la série, à écouter avant de valider et lancer le pressage. Ils sont compris dans le simulateur. Méfiez-vous des tarifs d'appel : certains sites les facturent à part.

  4. 4. Pressage : le prix par disque

    C'est la ligne qui suit la quantité : vinyle noir de 140 g, le standard, en 33 tours. Le 180 g coûte plus cher. Le 45 tours, lui, ne coûte pas plus cher, mais il reste rare en techno.

  5. 5. Macarons

    Imprimés en couleur (en quadri). L'usine vous fournit des maquettes (patrons).

  6. 6. Discobag ou pochette imprimée

    Le discobag est la pochette en carton la plus simple, blanche ou noire, sans impression. Il existe sans trou, à 1 trou ou à 2 : bien vérifier le nombre de trous sur le devis. Un discobag s'utilise sans pochette intérieure. Une pochette imprimée en couleur à la place : comptez environ 0,77 € HT de plus par disque.

  7. 7. Transport : souvent oublié

    La livraison des cartons jusqu'à chez vous. On l'oublie souvent en comparant les prix : elle est comprise dans le simulateur, pour avoir le vrai prix final.

300 ou 500 disques ?

Le prix d'un pressage se partage en deux. D'un côté, les frais fixes (gravure, matrices, test pressings). De l'autre, le prix de chaque disque (vinyle, macarons, pochette). Plus vous en pressez, plus les frais fixes sont amortis.

Résultat : 300 disques coûtent environ 1 620 € TTC port compris, 500 disques 1 950 €. Pour environ 330 € de plus, vous avez 200 disques en plus, et chaque disque passe de 5,40 à 3,90 €. Sur le papier, 500 est le nombre idéal.

Méfiez-vous aussi des paliers de prix : certaines usines facturent 400 disques au prix unitaire de 300, ce qui les rend plus chers que 500. Demandez toujours le prix du palier au-dessus.

Mais un disque pressé n'est pas un disque vendu. En 2026, un nouveau label sans notoriété arrive difficilement à vendre plus de 300 disques. Pour ne pas immobiliser trop d'argent, surtout quand on presse en son nom, 300 est un bon choix. Si vous êtes sûr que le disque va cartonner, ou si le budget vous le permet, partez sur 500.

Moins de 100 disques ?

Pour 1 à 50 exemplaires, le pressage n'a pas de sens : les frais fixes écrasent tout. Regardez plutôt la gravure à l'unité. Pour découvrir le travail du graveur, lisez notre article sur le métier de graveur.

Vendre ses disques : ce qu'il vous reste

Il y a deux façons de vendre. À un professionnel (disquaire, distributeur), comptez 8 à 9 € le disque : il a ses charges, ses taxes et sa marge. En direct (en soirée, sur vos réseaux, sur votre site), 10 à 12 € ; en cas d'expédition, pour un emballage de qualité, il faut compter 1 € par envoi.

La vente directe rapporte plus, mais en réalité, vendre 100 disques n'est pas si simple. Le simulateur part donc d'un scénario réaliste : deux tiers des disques vendus à un disquaire ou un distributeur, un tiers en direct. Et il compte en micro-entreprise : pas de TVA à récupérer, donc le prix TTC est votre vrai coût, et environ 15 % de charges sur les ventes.

Il vous donne le gain si tout est vendu, et surtout le chiffre qui compte : combien de disques vendre pour rentrer dans vos frais. Avec 100 disques, même en vendant tout, on perd de l'argent. Après, on veut presser un disque pour le plaisir, ou pour se faire connaître, pas pour gagner de l'argent.

Les droits Sacem (SDRM)

Avant de presser, il faut déclarer le disque à la SDRM (Société pour l'administration du droit de reproduction mécanique, rattachée à la Sacem). C'est obligatoire et à fournir à l'usine, même pour vos propres tracks. La démarche est expliquée dans notre article sur les étapes du pressage d'un vinyle.

Si aucun des auteurs n'est inscrit à la Sacem (ou à une société d'auteurs étrangère), il n'y a rien à payer. Sinon, la SDRM prélève un droit sur chaque disque : 7,40 % du prix de vente au détail, ou 9,009 % du prix de gros, avec un minimum de 0,30 € par vinyle et de 25 € HT par demande, plus la TVA.

Bonne nouvelle : le droit se paie par disque, pas par track. Pour 300 disques vendus 10 à 12 €, comptez environ 220 à 270 € HT. Cochez la case Sacem du simulateur pour l'ajouter. Barème 2025 publié par la Sacem, à vérifier au moment de votre demande.

Prix d'un pressage vinyle en 3 questions

Combien coûte un pressage de 300 vinyles ? ↓

De 1 620 à 1 770 € TTC, test pressings et port compris, pour un vinyle 12" 33 tours noir en discobag, soit 5,40 à 5,90 € par disque (tarifs octobre 2026).

Pourquoi 500 disques est-il le nombre idéal ? ↓

Parce que les frais fixes (gravure, matrices, test pressings) sont les mêmes pour 300 ou 500 disques. Dans l'usine de référence, 500 disques coûtent environ 330 € de plus que 300, pour 200 disques en plus. Pour un premier disque sans public, 300 reste le choix prudent.

Combien coûtent les droits Sacem pour presser un vinyle ? ↓

Rien si aucun auteur n'est inscrit à la Sacem (la déclaration SDRM reste obligatoire). Sinon, environ 220 à 270 € HT pour 300 disques vendus 10 à 12 € : le droit se paie par disque, pas par track.

Prêt à presser ?

Faites tourner le simulateur, et le jour où les cartons arrivent, savourez : votre son va enfin tourner sur une platine !

Pour aller plus loin